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Woutch! Je n’aurais qu’une chose à dire, débarquer dans un nouveau job nuit gravement au blogging.

Quand je ne suis pas super active derrière un écran d’ordi, il me reste tout juste assez d’énergie pour me vautrer dans un siège de cinéma et faire la loque devant un grand écran, en essayant de garder les yeux ouverts…

J’ai eu le temps de voir 8 films depuis le dernier article ciné, sauf que je n’ai pas le temps de faire 8 articles, même brefs.
Alors voilà un avis express sur  ces quelques créations cinématographiques, en espérant que les prochains jours me laisseront plus de courage en rentrant de mes loooongues journées de boulot.

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l_aigle_de_la_neuvieme_legionEn allant voir L’Aigle de la Neuvième Légion, et au vu d’une certaine kitschitude de l’affiche, je m’attendais à un sous peplum dopé en testostérone pas bien intelligent, pas bien subtil, mais efficace.
Là encore j’ai mis à côté, mais cette fois ci ce fut une excellente surprise (une nouvelle preuve qu’il faut oser tenter).

Au lieu de nous servir les habituelles immenses batailles, le scénario se concentre sur un Centurion en particulier (qui a oublié d’être moche) et propose un regard intime, anecdotique et pourtant prenant, une sorte de gros plan sur un coin de l’empire romain.
Ce qui en ressort est une histoire attachante, merveilleusement mise en images et en musique, dépaysante, pas très riche en fond certes, mais riche néanmoins de force, de suspens, de sentiments, de voyage, d’aventure…
Pourtant réaliste, il emmène le spectateur dans des contrées lointaines peuplées de personnages étranges, et c’est probablement ce mélange en plus de l’axe très esthétisant qui donne un résultat plus que séduisant.

On en a plein les yeux sans effets spéciaux ostentatoires pour autant, on retrouve peut-être ainsi un cinéma plus authentique – un peu old school? - mais quoi qu’il en soit qu’on aimerait rencontrer plus souvent.

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de_l_eau_pour_les_elephantsJ’ai su à la seconde où j’ai vu la bande annonce de De l’eau pour les éléphants que je voulais voir ce film, ne serait-ce que pour la beauté promise par le cadre de l’histoire, un cirque des années 30…
Et puis j’aime bien Reese Witherspoon, et même pas peur de Robert, au contraire, hâte de le voir en dehors de son idiot rôle de vampire. Et bien j’ai drôlement eu raison, j’ai passé un vrai beau et bon moment de cinéma.

Point ultra validé tout au long du film, c’est magnifique, bien filmé, les décors, les costumes, cette ambiance d’une époque où le cirque faisait moins toc (pardon hein mais voilà). Et c’est fou à quelle point Reese est sublime dans ce rôle, et je crois que c’est la première fois que je la vois dans un si joli personnage.

A côté du decorum, l’histoire est aussi à la hauteur. On est embarqué dans cette histoire, dans ce voyage, cette aventure.
Et va savoir pourquoi, une histoire assez simple, que je comparerais à celles des films d’antan – peut être par la pureté du fond – arrive à nous faire passer par plein de sentiments forts. Une belle histoire d’amour, un regard – certes romancé mais que j’aime croire proche de la vérité – sur les -dures- conditions de vie des hommes de cirque de l’époque. Et puis ces animaux, cette éléphante…

Bref un très beau moment de poésie, beau, fort, simple. A voir!

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we_want_sex_equalityDon’t panic, je ne vais pas me lancer dans un discours potentiellement féministe. Si vous en cherchez un, je n’aurais pas su mieux formuler mon avis que cette jolie brune avec laquelle nous semblons tout à fait d’accord.

Non il est bien question de ciné et de distraction, néanmoins We Want Sex Equality (dont le titre original est Made in Dagenham) expose avec fraîcheur un fait historique pourtant essentiel de notre siècle (enfin celui d’avant, pff le temps passe vite :p), le combat pour l’égalité des salaires des hommes et des femmes.

Difficile de dire à quel point l’histoire est édulcorée ou non.
On rit beaucoup notamment grâce aux dialogues réjouissants, complètement sous le charme de cette fin des années 60, les looks et les décors nous font voyager, et on se prend de sympathie pour tous ces personnages divinement campés d’une angleterre ouvrière.

Un temps difficile mais où le bonheur avait néanmoins l’air de savoir rester présent malgré les tracas.
Est-ce une vision idéalisée ou une douce légèreté bien réelle, quoiqu’il en soit c’est un plaisir d’assister à ce volet de l’histoire. D’autant que le scénario arrive comme peut le faire la vie à nous faire passer du rire aux larmes et à nouveau au rire, tout en traitant de sujets sérieux, avec un rythme bien pesé, et sans cucuterie. Rha, ces anglais décidément, ils sont forts pour ce genre de mélange!

On en sort le sourire aux lèvres et au coeur, et en même temps moins bête puisqu’on a pris connaissance d’un fait à mon avis peu connu.
Dans la série des films basés sur une histoire vraie (puisque c’était visiblement le cas des 3 derniers :p), c’est sans contexte le meilleur et je ne saurais que trop vous le conseiller.

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fighterOscar et tralala, malgré les 2 têtes d’affiches qui à la base ne me reviennent pas particulièrement on est allé voir Fighter parce que comme a dit ma moitié « Ã§a a l’air d’être un bon film ».

La bonne nouvelle c’est que ça n’en a pas que l’air, ça en est.
Excellents acteurs (y’a pas à dire la drogue va beaucoup mieux à Bale que la voix à 2 balles de Batman version Dark knight), excellent jeu de tout le casting (même si les rôles exubérants - cf Bale – ne sont pas si difficiles à jouer d’après moi, je salue plus volontiers la subtilité), contexte dépaysant, traitement sobre et fort à la fois

On est témoin d’un visage d’une Amérique, à un certain moment, dans un certain milieu, le tableau est réalisé à la perfection, l’authenticité est là. Mais ai-je eu du plaisir en le découvrant? Pas du tout.
Mon Jules lui a adoré et je m’en doutais, le film traitant des sujets certes de la boxe mais aussi des relations familiales et fraternelles, de manière visiblement touchante quand on apprécie le genre.

De mon côté, c’est passé à 20 000 bornes, ne voyant pas dans cette histoire vraie ou dans le regard du réalisateur de fond particulièrement passionnant justifiant de mettre tout ça en film, mais plutôt une histoire comme il doit y en avoir beaucoup et cette séance ne m’a rien apporté.
Très peu de combat au final, beaucoup de blabla, un peu long aussi à se mettre en place.

Tout est affaire de goût n’est-il pas, la qualité est là, pour l’intérêt je vous laisse le choix ^^.

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le_riteAnthony Hopkins, un thème où exorcisme et mythologie catho sont à l’honneur, 2 arguments racoleurs qui m’ont donner envie de voir Le Rite et en même temps va savoir pourquoi je me préparais à l’avance à être déçue.

J’aurais préféré avoir tord mais c’était effectivement plus qu’insatisfaisant.
Voici un amas de clichés du genre, où tous les codes sont repris certes mais amenés d’une telle façon qu’ils en perdent complètement leur force.
Là où la fascination troublée aurait dû s’installer, c’est l’ennui désespéré qui prend place, tout le film – pourtant basé sur des faits réels – manquant de crédibilité (et si un exorcisme ou une possession peuvent être crédibles) du début à la fin.
Lors des scènes « clés », on a l’impression d’assister à des répétitions, aux toutes premières, celles où on n’a pas encore trouvé l’intention, l’énergie, compris le sens. Le reste est à peu près proche du néant, d’autant que le reste du casting semble avoir été trouvé dans le catalogue des acteurs inconnus et pas bien chers.

Je ne sais pas si la possession existe, je sais en revanche que ce film n’a aucun esprit et aucune âme.
On pourra juste le remercier de m’avoir fait sursauter de manière très efficace plusieurs fois, très utile pour éviter le sommeil profond menaçant par la nullité globale de l’oeuvre – même Hopkins est l’ombre de lui-même

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never-let-me-goKeira Knightley à l’affiche, une bande annonce révélant un étrange scénario, j’ai embarqué ma petite tribu ciné voir Never let me go, en sachant par avance que ça ne serait pas marrant mais en esprérant que ce soit bon.

Je crois n’avoir jamais vécu de telle expérience cinématographique.
En bref, j’ai passé les 3/4 du film à d’une certaine façon m’ennuyer, un événement a fini par donner sens à tout ça, à me retourner littéralement en une fraction de seconde.
Je suis néanmoins sortie mitigée, mais au fur et à mesure j’ai « digéré » cette histoire, ce film, et il m’est de plus en plus apparu comme excellent.

Pas de cette excellence qui donne envie de le voir, non ce film est une souffrance de part son récit dérangeant, mais de celle qui fait dire qu’il y a une vraie intelligence derrière tout ça tant la subtilité, l’élégance et le trouble sont bien employés.

Adapté d’un roman et voulant visiblement volontairement coller au plus proche de celui-ci, je ne suis pas capable de dire d’où vient précisément cette poésie glauque, mais ce mélange d’amour, de sacrifice, d’autre réalité n’est pas gratuit.
Il met le doigt, de manière déroutante certes mais le moins vulgairement qui soit, sur des sujets forts, puissants, terriblement humains, terriblement possibles, et interroge.

Le jeu d’acteurs du triangle amoureux est superbe de finesse, la photographie à la fois simple mais empreinte elle aussi d’un sentiment douloureux.
Le rythme irritant de lenteur joue sur notre frustration faisant peut-être échos à celle du devoir de ses personnages, je ne sais p. Je me demande si celui-ci n’aurait pas pu être traité de manière plus prenante sans pour autant perdre de son sens, la séance aurait été moins lente…

Difficile de conseiller une telle oeuvre,  je vous laisse aviser…

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black_swanIl y a plus d’une semaine, bien avant la validation par Oscars interposés donc, que nous avons vu Black Swan.

Comment ne pas être intrigué par la noirceur planante, l’élégance du thème et le potentiel du casting.
Néanmoins je restais dubitative quand à l’impression finale et à l’éloge général…

Et bien sachez que l’actrice consacrée n’est pas la seule force de ce film, loin de là.
Si l’effet photoshop digne d’un tutorial débutant de l’affiche m’avait fait craindre une cheapitude possible du tout (c’est que c’est vite fait de tomber dans du tutu cul-cul), on est rassuré, seul le graphiste a été mal choisi parce que tout le reste est sublime.

Deux mots pour résumer ce film : intensité et sensualité.
Je suis restée accrochée à mon siège, le souffle presque suspendu, sous cette tension au crescendo terriblement bien géré, à découvrir l’histoire (sur)prenante de cette danseuse tourmentée divinement bien campée par Natalie Portman certes, mais ce rôle si puissant, ce personnage si fort y est pour beaucoup et aurait pu à mon avis propulser bien d’autres silhouettes graciles (et talentueuses hein, pas taper) au rang de meilleure actrice.

Lyrisme et virtuosité absolus donc, où chaque élément, bien que certains d’abord dérangeants (comme le choix a priori étrange de Cassel en maître de ballet par exemple), finit par avoir son sens et affirme sa complète nécessité (oui même cette brutalité physique et visuelle qui je dois bien l’avouer m’a obligée à détourner le regard plusieurs fois). Tout sauf peut-être la sonnerie Lac des Cygnes que j’ai trouvé être le détail gadget idiot de trop, mais bon.
Et évidemment cette musique (du si fameux ballet mais aussi des sons ciselés de cet univers à la fois si doux et si dur) qui nous emporte, et évidemment ces costumes et maquillages magnifiques (qui auraient dûs être récompensés pour la jolie tendance modesque nan? :p) qui résument le soin graphique apporté à l’oeuvre.

Un certainement pas feel good movie (ce qui a déplu à ma moitié qui aime se détendre au ciné), mais un super good movie ça c’est sûr, où le ballet entre psychologie, esthétisme, rêve et cauchemar est merveilleusement chorégraphié. Must see!

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la_famille_JonesSi j’ai d’abord été attirée par la présence de David Duchovny à l’affiche de La famille Jones, le sujet de la dérive du marketing vers un concept à mon avis pas si improbable a fini de me donner envie d’aller voir ce film – et puis en trainant dans la blogo, je suis forcément sensible à ce sujet.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, j’espérais évidemment que ce soit bien mais malheureusement ce ne fut pas le cas.

Si le scénario est basé sur une idée géniale et super forte, celle-ci est très, trop mal exploitée. Le résultat est assez brouillon, les bonnes intentions sont noyées selon moi par manque de courage, d’affirmation et aussi trop de sujets annexes, le faisant par moments verser côté soupe limite digne d’un téléfilm.
L’idée de base étant de dénoncer un système, la manière de le faire est timide voire même déroutante puisque ne contournant pas le système justement mis en accusation (matraquage de vraies marques quand celles-ci auraient pu être remplacées par des marques fictives).
David est toujours aussi charmant, Demi est en revanche mauvaise comme j’ai rarement vu. Les autres rôles sont pas trop mal. Côté réalisation, rien d’original.

Ce produit cinématographique n’est donc pas bon, cependant il amuse, arrive même parfois à charmer, distrait et propose des idées intéressantes malgré un résultat médiocre.
A voir à la rigueur en VOD, surtout si vous êtes pubard.

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the_americanPas super inspirés par la programmation ciné de la semaine, bien envie de voir le dernier film avec Romain Duris mais pas envie ce jour là, envie d’un truc moins lourd, genre film d’action, on a fini par opter pour aller voir The American, un film avec George Clooney.

Je suis un peu dingue, j’ai fait confiance à Benj qui m’a répondu « oui » à la question « c’est un film d’action? ».
Faut dire que c’est pas de sa faute, la bande annonce pourrait y faire croire, avec George qui monte une arme et tout – et comme on aime pas vraiment regarder les bandes annonces qui en dévoilent souvent largement trop on a pas vraiment étudié la question sur le moment.

Une fois installés devant le grand écran, le film commence, étonnement silencieux.
Pourquoi pas, ça donne un style, une certaine oppression qui souligne le suspens et la tension. Sauf que ça va 5 minutes, mais baser 1h43 de film sur le même principe ça commence à faire lourd.
The American n’est donc pas du tout un film d’action, non, non. Soit. Mais c’est quoi alors? A peu près autant de dialogues que le Guerrier Silencieux (ouais oO), une réalisation soignée certes, sobre et élégante, mais globalement il ne se passe pas grand chose. Les états d’âmes d’un personnage? Mouais… D’autant que le George pardonnez-moi mais j’ai pas trouvé qu’il faisait passer grand chose. Et puis le jeu de sa « collègue », pathétique.
Les mecs peuvent au moins admirer la jolie plastique de l’italienne de l’histoire, mais je ne pense pas que ce soit un argument suffisant.

Un concept très, trop épuré qui donne une sensation de vacuité de propos malgré une jolie idée. J’ai espéré jusqu’au bout un twist, un truc qui révèlerait l’intérêt du scénario si léger. Pas trouvé…

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