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le_sang_des_templiersBenj et son super pouvoir pour nous emmener voir des films que tout le monde évite.
Le sang des Templiers, avec personne de « remarquable » à l’affiche, laissez moi vous dire que j’y suis allée avec la certitude de tomber sur une bouse intersidérale moyenâgeuse qui fleure pas bon du tout.

Bah en fait non, c’était sympa. Pas du grand film, mais du bon petit film historique qui te remet en tête le b.a.-ba du moyen-âge et ça c’était cool.
Alors oui ça vole pas bien haut, mais au moins c’est complet. Et puis on a de l’action de la vraie, de la un peu trop vraie même puisque le réalisme des têtes écrasées et autres joyeusetés est comment dire, respecté, montré, remontré >_<. Mais au moins, ça donne (un semblant?) d’authenticité.

Le scénario se base sur une histoire vraie et méconnue. A ça s’ajoute une romance que contrairement à d’autre j’ai trouvé assez bien intégrée – il avait un petit côté old school ce film au final. Y’ aussi des bons sentiments fraternels, un petit côté robin des bois…

Bref, franchement une bonne surprise, un film d’aventure complet qui sait raconter une histoire, rendre des personnages attachants, s’appuyer sur des techniques historiques,… le tout avec des acteurs plutôt bons (j’ai adoré le chef Danois).
A voir dans votre canap’ un soir où cette ambiance vous tente.

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l_aigle_de_la_neuvieme_legionEn allant voir L’Aigle de la Neuvième Légion, et au vu d’une certaine kitschitude de l’affiche, je m’attendais à un sous peplum dopé en testostérone pas bien intelligent, pas bien subtil, mais efficace.
Là encore j’ai mis à côté, mais cette fois ci ce fut une excellente surprise (une nouvelle preuve qu’il faut oser tenter).

Au lieu de nous servir les habituelles immenses batailles, le scénario se concentre sur un Centurion en particulier (qui a oublié d’être moche) et propose un regard intime, anecdotique et pourtant prenant, une sorte de gros plan sur un coin de l’empire romain.
Ce qui en ressort est une histoire attachante, merveilleusement mise en images et en musique, dépaysante, pas très riche en fond certes, mais riche néanmoins de force, de suspens, de sentiments, de voyage, d’aventure…
Pourtant réaliste, il emmène le spectateur dans des contrées lointaines peuplées de personnages étranges, et c’est probablement ce mélange en plus de l’axe très esthétisant qui donne un résultat plus que séduisant.

On en a plein les yeux sans effets spéciaux ostentatoires pour autant, on retrouve peut-être ainsi un cinéma plus authentique – un peu old school? - mais quoi qu’il en soit qu’on aimerait rencontrer plus souvent.

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philibertLa bande annonce de Philibert m’a séduite. Un film de cape et d’épée version LOL, un WTF movie  qui s’amuse de la naïveté des films d’antan, caricature avec tendresse ce qui se faisait avant, avec ce sens de la dérision imparable à la Alexandre Astier (oui parce qu’il n’est qu’acteur ici).

Je ne suis pas une fan absolue de Kaamelott, mais j’aime bien tomber dessus de temps en temps, c’est spécial mais c’est marrant, par moment.
Et bien ces quelques derniers mots conviendraient parfaitement à ce pastiche en collants, entre les moments de solitude parce qu’il n’y a pas à dire ce décalage est particulier, on se marre bien.

Alors oui c’est grotesque, cocasse, lourdingue, mais c’est ça qui est bon!
La caricature est là, comme je l’attendais, les décors en carton-pâte renforcent l’effet, l’histoire est distrayante, et Jérémie Renier (non c’est pas le fils de) est parfait dans son rôle.

On regrettera que la bande annonce dévoile bien trop des meilleures trouvailles, mais sinon ça fait une parfaite parenthèse comique qui sort du lot.

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we_want_sex_equalityDon’t panic, je ne vais pas me lancer dans un discours potentiellement féministe. Si vous en cherchez un, je n’aurais pas su mieux formuler mon avis que cette jolie brune avec laquelle nous semblons tout à fait d’accord.

Non il est bien question de ciné et de distraction, néanmoins We Want Sex Equality (dont le titre original est Made in Dagenham) expose avec fraîcheur un fait historique pourtant essentiel de notre siècle (enfin celui d’avant, pff le temps passe vite :p), le combat pour l’égalité des salaires des hommes et des femmes.

Difficile de dire à quel point l’histoire est édulcorée ou non.
On rit beaucoup notamment grâce aux dialogues réjouissants, complètement sous le charme de cette fin des années 60, les looks et les décors nous font voyager, et on se prend de sympathie pour tous ces personnages divinement campés d’une angleterre ouvrière.

Un temps difficile mais où le bonheur avait néanmoins l’air de savoir rester présent malgré les tracas.
Est-ce une vision idéalisée ou une douce légèreté bien réelle, quoiqu’il en soit c’est un plaisir d’assister à ce volet de l’histoire. D’autant que le scénario arrive comme peut le faire la vie à nous faire passer du rire aux larmes et à nouveau au rire, tout en traitant de sujets sérieux, avec un rythme bien pesé, et sans cucuterie. Rha, ces anglais décidément, ils sont forts pour ce genre de mélange!

On en sort le sourire aux lèvres et au coeur, et en même temps moins bête puisqu’on a pris connaissance d’un fait à mon avis peu connu.
Dans la série des films basés sur une histoire vraie (puisque c’était visiblement le cas des 3 derniers :p), c’est sans contexte le meilleur et je ne saurais que trop vous le conseiller.

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le-discours-d-un-roiTout pareil que pour le pas vilain petit canard, on a donc enchaîné les films « haut de gamme » ce week-end là pour changer.

Même doute sur l’avis du peuple, ça fait peur quand  même cet engouement général d’autant qu’a priori l’affiche du Discours d’un roi ne me vendait pas vraiment du rêve (on fait avec ce qu’on a quand on veut pas voir les bandes annonces) ce qui ne me donnait pas particulièrement envie.

Comme quoi la rumeur est parfois une excellente chose, puisqu’elle m’a convaincue d’ignorer la non-sexitude du pitch ( »alors, c’est l’histoire d’un roi bègue… ») et une fois n’est pas, la rumeur est plus que justifiée.

Quand j’y pense cette histoire, vraie, si simple, est si forte. Faut dire que le scénario a su à merveille rendre ce parcours palpitant.
Une simplicité que l’on retrouve dans l’absence de poudre aux yeux. Pas de grands effets, des magnifiques décors et costumes (film historique oblige) et un réel soin des moindres détails certes, mais une vraie sobriété néanmoins, qui fait un bel échos à l’élégance so british d’un roi qu’on nous dévoile si humain.

Une délicatesse que l’on retrouve dans les personnages et le jeu des acteurs – d’ailleurs si je peux me permettre Mr Oscar pour moi il y a 2 rôles principaux ici hein, j’dis ça… et un raffinement absolu dans la photographie, qui aurait mérité l’Oscar (parce que pour le coup Inception c’était beaucoup de poudre aux yeux).
Une histoire qu’on prend plaisir à découvrir donc, à vivre presque tant l’émotion est présente (par contre le « bouleversant » est peu pertinent, émouvant oui, mais pas larmoyant), mais aussi un film qu’on prend terriblement plaisir à regarder pour les nombreux plans divinement cadrés – autant de tableaux ou de photos qu’on aimerait voir exposés.

La morale de l’histoire raconte donc que l’aspect épuré de l’affiche est au final pertinent puisque cohérent avec le classicisme sobre de la réalisation.
Néanmoins il ne rend pas grâce à la poésie visuelle qui mérite pourtant d’être largement soulignée (et aurait pu être à lui seul un argument suffisant pour justifier de voir ce film).

Rajoutez à tout ça ce subtil plaisir d’avoir l’impression de rentrer dans l’intimité des dieux de la royauté, sujet rarement traité du côté « Mr & Mme Tout le monde » de la chose, et la finesse plus qu’efficace d’un délicieux humour anglais, et vous comprendrez que j’ai plus qu’adoré – et Benj aussi – comme tant d’autres.

Et bien finalement j’en avais des choses à dire ;p

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Victoria, les jeunes années d'une reineAhhhhh, décidément, c’est mieux quand c’est moi qui choisit le film ;p . J’ai eu envie d’aller voir Victoria, les jeunes années d’une reine probablement à cause de mon amour pour l’Angleterre mais sûrement aussi à cause de mon côté fille (les belles robes, les beaux décors, les histoires de palais, d’amour…). Benj n’a même pas reculé devant la possible lenteur du film (prêt à récupérer des heures de sommeil) et il a bien fait car il a beaucoup aimé lui aussi.

Ce que je retiendrai de ce film c’est l’étonnante fraîcheur mêlée d’énergie, inhabituelle pour un film historique. La personnalité accordée à la jeune Victoria y est pour beaucoup, le jeu d’Emily Blunt aussi – une question plane au-dessus du plaisir : dans quel mesure est-ce fidèle à l’histoire? Après quelques rapides recherches plus au moins infructueuses pour tenter de clarifier ce fait, j’ai envie de croire à la très belle histoire livrée par le scénariste Julian Fellowes.
Racontant avec délicatesse une histoire avant tout humaine, chose suffisamment rare dans ce type de film pour le souligner, le scénario rythmé ne laisse place à aucun ennui malgré l’absence certaine de toute action. Les évènements s’enchainent naturellement (à travers pourtant de nets sauts dans le temps), tous merveilleusement mis en image et en musique. Si la réalisation reste très « film historique » mises à part de très légères libertés, de la douceur et de la poésie se dégagent de ce film clairement romantique.
Le casting est parfait et le Prince Albert particulièrement bien choisi est très élégant contrairement à Victoria dont j’ai trouvé les robes souvent très peu dignes d’une reine (et même très laides pour certaines).

Mise à part cette déception girly, je ne regrette pas d’avoir déniché les dernières salles projetant Victoria. J’étais tellement agréablement transportée par cette histoire que j’ai été triste de voir que le film se terminait déjà au bout de 1h44min, j’aurais pu continuer encore un bon moment à observer entre autre la très jolie histoire d’amour entre le Prince et sa Reine pour laquelle j’ai réussi à verser quelques petites larmes. J’ai aussi apprécié compléter ma très légère culture de l’histoire anglaise avec quelques anecdotes très intéressantes.
Si je devais faire une comparaison, Marie-Antoinette n’arrive pas à la cheville de Victoria, qui est certes plus humble mais tellement plus intéressant. Cependant, film à réserver à ceux qui aiment le genre.

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WalkyrieUn film à gros budget, made in Hollywood, mais sur un sujet historique, on devait aller voir Walkyrie.

Envie de le dire, là, tout de suite : très élégant début! Merci de ne pas avoir introduit directement l’anglais mais d’avoir doucement glissé de l’allemand à l’américain. Exactement ce que j’avais proposé pour Les insurgés. C’est peut-être un détail pour vous mais… ;)
Sinon, joli film, bien fait, très lent mais moi je ne me suis pas ennuyé. Et je me suis fait marrer toute seule parce que, même si je connaissais la fin, je me suis pris au jeu jusqu’à limite croire que l’issue pouvait être différente.
Benj lui a trouvé ce film nettement moins intéressant que La chute, que je n’ai pas vu donc je ne peux pas comparer… Ce que je sais c’est que je n’ai pas trouvé qu’il y avait la touche too much américaine, qui aurait pu entacher ce témoignage historique. J’ai trouvé le jeu élégant (même Tom est discret, humble), les décors et costumes particulièrement  travaillés, et certains moments presque lyriques.

Bref, sans que ce soit un film à voir absolument, moi je l’ai trouvé intéressant (et puis ça a complété ma culture à peu près égale à zero question histoire :p ).

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Une chinoiserie et pas une petite, Les Seigneurs de la Guerre, sauf que c’est pas une chinoiserie dans le sens aaattaaaaaaaaaa hiiiiii haaan pfiiii mais une chinoiserie genre plein de petits asiatiques qui font la guerre (et oui sans aaatttaaa et tout, oui il font pas la guerre comme ça…désillusion ;p ) dans un film historique.

On n’a pas vu ce film dans les meilleurs conditions : affectés au 2ème rang (donc un peu près de l’écran pour un film entièrement en chinois et en plus avec des scènes d’actions) juste derrière des crétins qui piaffent, et pourtant j’ai apprécié ce film.
Je crois que ce qui m’a simplement séduite, c’est la beauté des images. Ce film est élégant visuellement et à cela se rajoute une jolie déclinaison de personnages. J’ai bien aimé le mélange de guerre, d’amitié et d’amour, le tout fait avec raffinement.
De très jolies scènes, souvent grandioses, une épopée à savourer. Même si ce n’est pas non plus le film de l’année (enfin en Chine peut-être hein) je le conseille :) .

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Une seule motivation m’a donné envie d’aller voir The Duchess, voir Keira Knightley. Quand en plus le sujet du film mais en valeur sa beauté ancienne, quel bonheur! Alors oui ça devient une sorte d’habitude pour elle mais peu m’importe. Parfois j’aime aller voir des films purement esthétiques et là j’ai été servie.

Entre les paysages tous plus sublimes des campagnes anglaises et les décors soignés des palais, Georgiana évolue dans des tenues toutes plus délicieuses les unes que les autres tout en ayant l’esprit affuté et vif et en étant terriblement moderne.
J’ai vraiment été très touchée par cette histoire vraie d’une femme coincée dans une époque et un couple qui ne lui laissaient pas la place qu’elle méritait et qui a dû faire bien des sacrifices. Et j’aime le jeu de Keira, comme d’habitude, mais aussi celui de tous les autres acteurs du casting.

Bref, c’est beau et bien fait. Certains reprocheront un scénario trop lent et pas assez palpitant ou trop évident  (en même temps c’est de l’histoire… on n’est pas censé l’arranger pour le plaisir) mais moi je ne me suis pas ennuyée une seule seconde et suis ressortie pleine de cette noblesse.

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