Ahhh, un film réclamé haut et fort par Benjamin « Dis, dis, dis, demain on va voir Le Livre d’Eli, c’est un film de fou, je vais adorer, il découpe des gars, y’a plein d’action, nan sérieux c’est génial ».
Aaaaaah les bandes annonces…
Oui parce que encore une fois on a appâté le fan d’action avec la quasi seule scène où ça bouge 2 secondes pendant le film. Le reste du temps c’est lent, très lent, oserais-je dire long…
Et pourtant il commençait bien ce film avec de superbes plans terriblement graphiques digne d’un univers de bande dessinée, le côté western séduit au début sauf qu’au bout d’un moment ça saoule.
D’autant que le film est inégal. Si la première partie est intéressante, l’arrivée en ville – sans vouloir spoiler – casse un je ne sais quoi et introduit une espèce de maladresse dans le rythme.
Je sais pas, j’ai trouvé ça bancal…
Autre chose fort désagréable, l’espèce de mini Angelina Jolie qui fait juste cheveux sur la soupe, n’est pas crédible 1 centième de seconde, a un rôle assez idiot, sans parler de la fin pathétique… Dernier point – attention vrai Spoil juste après – la dimension religieuse m’a juste choquée, va savoir pourquoi ça m’a agacé, peut-être parce que ça fait échos à l’obsession américaine clichée qu’on peut voir dans les séries télés, films ou reportages pour dieu – « et je remercie dieu d’être avec vous ce soir » rhaaaa que ça m’agace. Et si chacun fait ce qu’il veut, j’aurais juste aimé être prévenue. Bref.
Bizarrement, je ne dirais pourtant pas que c’est un mauvais film. Je n’ai pas accroché mais il y a du bon, le côté western moderne est assez sympa si on est prêt a affronté ce rythme. L’ambiance est ultra travaillée et offre de très jolies images. Et c’est assez original, quoique…
On est un peu dingos, alors on est allé voir Le bon, la brute et le cinglé, The good, the bad and the weird en anglais dans le texte, anglais que je trouve d’ailleurs mieux adapté, par contre je vais nous épargner le titre coréen, car oui ce western décalé sauce asiatique est coréen.
On s’attendait à une chinoiserie un peu ridicule, un peu comme on aime (enfin Benj surtout), vous voyez, les trucs à la Jackie Chan & co, mais pas du tout. Ce film est un western, un vrai bon western avec en plus une petite touche d’humour yeux bridés barré mais distillé avec une certaine élégance.
Pas de chinoiseries rocambolesques, mais quelques chinoiseries bien servies, mais surtout une ambiance savoureuse, amusante, certes lente (j’ai quand même ressenti un peu d’ennui à certains moments) mais prenante.
Benj a adoré et moi j’ai trouvé que c’est un film à voir pour son originalité, le soin porté à l’ambiance visuelle (en parlant de visuel, aime bien le méchant moi, comme d’hab’ me direz-vous^^) et la finesse avec laquelle il revisite le thème du western tout en osant l’emmener sur un autre continent. A voir!
Un western?!? Comme les films qu’on regardait dans l’émission La dernière séance? Et oui! Appaloosa ose toucher à un style rarement abordé ces dernières années, alors ça donne quoi un western qui sort dans les salles en 2008?
Et bien ça donne un super bon western, avec des personnages attachants, des attitudes de western comme on aime, un scénario qui prend son temps comme il faut le faire dans les western, rien de clinquant, un super jeu d’acteur. Bref un bonheur qu’on aime ou pas le genre.
Je vais juste faire ma fille : dommage que le beau Viggo soit caché derrière une moustache et puis Renée bah sans elle ce serait mieux (je sais pas pourquoi je peux pas me la supporter cette nana).
Ce que j’ai trouvé étonnant et peut être « moderne » (je ne connais pas non plus les scénarios des anciens western sur le bout des doigts) c’est la place des sentiments, très présents dans le scénario. Deux durs qui parlent de nana avec toute la pudeur d’un shérif qui se respecte c’est amusant…
Bref un délice de western qui respecte ses ainés tout en ayant son propre style, un film de caractère quoi!